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Internet gratuit à quel prix  ?

Publié par Nicolas Metivier le 5 juin 2020

En Janvier 2015 Elon Musk dévoile son nouveau projet visant à offrir une connexion internet gratuite à l’échelle de toute la planète. Comme à son habitude, la société SpaceX se lance dans des projets innovants, voir surréalistes. Rien n’arrête Elon Musk.

Ce projet nommé « Starlink » consiste en une mégaconstellation de satellites tous situés en orbite basse à une altitude de 330 kilomètres minimum. À terme, Starlink prévoit de positionner jusqu’à 42 000 satellites. Un projet révolutionnaire en termes de télécommunication.

Au 1er Mai 2020, 422 satellites sont déjà en orbite. Vous les avez peut-être déjà observés dans le ciel nocturne en vous interrogeant sur la nature de ces «  étoiles  » parfaitement alignées.

Starlink, un projet controversé

Ce projet innovant part d’une bonne intention et promet une réelle évolution quant à notre manière de consommer l’Internet. Cependant, Starlink ne fait pas l’unanimité et le projet est très controversé dans le milieu scientifique. 1900 scientifiques ont déjà signé une pétition pour s’opposer au projet, car à terme ils craignent de ne plus pouvoir exercer leur métier d’astronome depuis le sol. 

En effet, les satellites Starlink perturbent l’observation du ciel, car ils engendrent une pollution lumineuse considérable. Elon Musk promet de revoir les matériaux utilisés sur les prochains satellites afin de réduire les dommages lumineux des précédents. Mais la question reste en suspens, qu’en est-il de ceux déjà en orbite  ? 

Une concurrence dans les starting-blocks

Si SpaceX est le premier à se lancer dans ce projet, il n’est pas le seul. Amazon souhaite également mettre en place sa constellation Kuiper d’environ 3500 satellites, suivie par Startrocket et OneWeb.

Le problème de la luminosité ne devient alors plus qu’un détail. Le nombre de satellites ne va cesser d’augmenter, au point d’arriver à une surexploitation de l’orbite basse pouvant augmenter les risques de collisions, de pannes ou de pertes de contrôle. 

L’accès à Internet gratuit et partout, oui, mais à quel prix  ? Dans le ciel du futur, les satellites sont-ils voués à être nos nouvelles étoiles  ? Les scientifiques vont-ils être en mesure de continuer l’étude de notre environnement spatial  ? Un traité sur l’exploitation de l’espace orbital va-t-il être créé  ? Tout cela est encore trop récent, mais les sociétés à l’origine de ces projets devront apporter des réponses à toutes ces interrogations.